Le pastoralisme, c’est quoi ?

L’élevage des animaux en particulier du bétail peut s’avérer être une activité génératrice de revenus. On parle donc ainsi de pastoralisme. Cette activité est importante aussi bien sur le plan économique que social, mais il est bien étonnant de constater que bon nombre de personnes ne savent pas exactement ce que c’est. Vous êtes dans ce cas et vous n’avez aucune idée du pastoralisme, de ses avantages et inconvénients. Ici, nous vous disons tout ce qu’il y a à retenir à ce sujet.

Le pastoralisme, c’est quoi ?

L’apparition du pastoralisme remonte à 100 000 ans. Il s’agit d’un système qui consiste à l’élevage extensif des animaux dans les pâturages. Elle peut être aussi définie comme la relation existante entre les éleveurs, le bétail et les pâturages. C’est un mode de vie qui est très courant dans les milieux ruraux, mais qui a aujourd’hui tendance à disparaître en Occident. Toutefois, elle se pratique encore dans des zones bien assez reculées. C’est ainsi que dans de nombreuses régions d’Afrique et d’Asie, ce mode de vie est encore très pratiqué.

Cependant, il faut retenir qu’on ne peut parler de pastoralisme que lorsque la pitance du bétail est issue à 90 % des pâturages. La caractéristique principale de cette activité est la transhumance. Il s’agit du déplacement du troupeau de la plaine à la montagne durant le printemps et le trajet inverse pendant l’automne. Elle s’explique par le fait que les saisons se succèdent et que les plaines ne sont pas toujours verdoyantes. Dans ces cas-là, il devient donc indispensable de déplacer le bétail.

Les avantages du pastoralisme

Le pastoralisme est une activité qui revêt de nombreux points positifs autant pour les éleveurs que pour l’environnement. En effet, ce système permet de créer des emplois dans les zones rurales assez reculées. Élever les animaux aide également à satisfaire la demande des populations en protéine animale et entraîne la baisse de la mortalité du bétail. En pratiquant le pastoralisme, cela aise non seulement à la conservation de la qualité du paysage, mais aussi à son entretien quotidien sans qu’il ne soit nécessaire d’effectuer de gros investissements.

En effet, en allant d’un point A à un point B, les animaux répandent leur fumier un peu partout. Ce qui est favorable pour le développement des plantes. De plus, il a également été scientifiquement prouvé que bien pratiquée, cette activité permet de conserver la biodiversité et de favoriser la production de biomasse. Cela pourrait donc contribuer à réduire la production de dioxyde de carbone, lutter contre les changements climatiques et ainsi, sauvegarder l’environnement.

Les inconvénients du pastoralisme

Même si le pastoralisme est très avantageux lorsqu’il est bien pratiqué, cette activité si elle n’est pas assez encadrée peut provoquer des effets néfastes sur l’environnement. En effet, durant la période de transhumance du bétail, celui-ci piétine le sol. Ce qui pourrait à la longue, provoquer l’érosion du sol.

En plus, déplacer le troupeau durant les différentes saisons, perturbe le développement des cultures de contre saison et favorise la propagation de certaines maladies. De plus, bien souvent, le bétail entre dans des propriétés champêtres privées et détruit les cultures. C’est justement cela qui entraîne parfois des tensions entre éleveurs et agriculteurs.